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Capitaine Enzo

US Go home! !

8 Juin 2014 , Rédigé par Capitaine Enzo

US Go home! !

C’est fou comme la France évolue... en mal, Hollande aura laissé une trace dans l’histoire : un timbre avec l’effigie d’une Marianne ukrainienne. Depuis Pompidou jusqu’à Hollande, les présidents successifs ont détruit la France en douceur pour mieux la vendre aux américains. Le seul qui a défendu notre pays a été de Gaulle, mais les américains ont tout fait pour qu’il dégage. Aujourd’hui, les américains nous montrent un avant-goût du traité transatlantique avec l’amende colossale de 16 milliards de dollars qui pèse sur la tête de la BNP Paribas. Même Mitterrand, juste avant de mourir, avait fini par nous dire la vérité sur cette guerre économique engagée par les Etats-Unis : « Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. » Aujourd’hui, c’est Wladimir Poutine qui nous montre le chemin, et c’est le seul ayant rendu hommage au général de Gaulle qui aurait dû être le héros du 70ème anniversaire du débarquement et non les deux comiques Culbuto et Barack Hussein qui ont fait leur cinoche.

Ils ont poussé de Gaulle à la démission

Les Américains n’ont jamais pardonné au général de Gaulle la sortie de la France de l’OTAN (que Sarkozy a annulé), le discours de Pnom-Penh contre la guerre au Vietnam et surtout la remise en cause du « privilège exorbitant du dollar ». Cette monnaie de réserve mondiale, le dollar permet aux USA de vivre à crédit sur le dos du monde en faisant marcher à tour de bras la planche à billets… De Gaulle avait fait fermer les bases américaines en France et avait notamment nationalisé la Banque de France car il considérait que la production de l’argent est une source de revenu indispensable à l’État (en 1973, Pompidou interdit à la Banque de France de prêter directement à l’état français qui dut s’adresser aux voleurs des banques privées). De Gaulle voulait l’Europe, mais indépendante, ni rattachée aux États-Unis, ni à la Russie (à l’époque URSS), seulement, là aussi, il y avait un problème. L’Amérique poussait la Grande-Bretagne à s’intégrer à l’Europe, mais de Gaulle faisait obstruction. Le problème qu’avaient les USA avec la France est qu’à l’époque notre pays était une nation puissante pas facile à manipuler et munie de l’arme atomique. De Gaulle envoya la marine nationale aux Etats-unis, pour récupérer l’or de la France ( que les Rothschild avaient retiré des coffres de la Banque de France avant-guerre et transféré aux Etats-Unis. Voir : Il faut rendre aux Rothschild ce qui leur appartient : la dette… Et aux français : leur or !) en échange de billets verts, monnaie de singe dont il ne voulait plus. Il avait essayé d’entrainer avec lui, dans la suppression du dollar-papier, l’Afrique du sud, les pays arabes, la Russie, la Chine… Les stocks d’or US fondaient. De Gaulle était une entrave aux projets des américains, il fallait l’écarter du pouvoir.

Il fallait faire en sorte qu’il quitte son poste pour mettre en place quelqu’un plus enclin à servir les USA, l’homme idéal fut un ancien de la banque Rothschild qui fut premier ministre du général, Georges Pompidou. Dès que ce dernier fut élu président, il contribuât à l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE et donc de l’influence des USA en Europe. La France commençât à être endettée auprès des banques privées avec la loi « Pompidou-Rothschild » de 1973 transposée dans le « Traité de Maastricht », les frontières disparaissent, la monnaie est remplacée, nos institutions et nos entreprises petit à petit sont détruites et le pays est régionalisé pour être bientôt livré aux Etats-Unis avec le traité transatlantique.

La véritable raison du départ de de Gaulle fut les évènements de mai 68, le référendum seulement un prétexte car il en avait assez. Certains gaullistes ont évoqué l’implication du Mossad (Israël se serait vengé du soutien français aux pays arabes après la Guerre des Six Jours) ou de la CIA (les Etats-Unis affaiblissant un régime gaulliste qui avait sorti la France de l’OTAN et critiquait l’escalade militaire au Vietnam…). En Juin 68, Cohn-Bendit déclarait à Hervé Bourges: « Il semble que la CIA se soit intéressée à nous ces derniers temps : certains journaux et associations américaines, filiales et intermédiaires de la CIA, nous ont proposé des sommes importantes ....»

Un avant-gout du traité transatlantique !

Hollande est un peu coincé, il s’était déclaré l’ennemi de la finance avant les élections. Depuis 3 semaines, la Banque BNP Paribas est sous le joug de la justice américaine qui lui réclame une forte amende. Alors que l’on parlait de 3,5 milliards de dollars, aujourd’hui, c’est 10 milliards de dollars soit 7,3 milliards d’euros qui sont réclamés à la Banque française. Pourtant c’est une habitude en France, nos gouvernants ont toujours soutenu les banquiers (Crédit Lyonnais, Société Générale). Rappelez-vous en mars 2001, Michel Sapin (ministre de l'Economie d'avril 92 à mars 93) est visé dans l'affaire du Crédit Lyonnais. Résultat, le ministre est blanchi, le contribuable en est pour 20 milliards d'Euros de sa poche et aujourd’hui, Hollande fait tout un pataquès pour récupérer 400 millions d’euros auprès de la personne qui a été grugée par la banque, Tapie .

Certes les banquiers sont des voyous, mais il y a pire qu’eux, ce sont les américains ; ils ont décidé depuis longtemps de chercher la croissance..chez les autres ! Le gouvernement français d’ordinaire si prompt à défendre les intérêts français a mis plus de 3 semaines avant de réagir. Culbuto vient de prendre le dossier en mains, mais que va t’il faire comme d’habitude gesticuler parler haut et fort et une fois face à Obama, il va parler fromage, saucisson et Hamburger. Tout le monde sait qu’Obama n’interviendra pas dans le dossier de BNP Paribas, parce qu’aux Etats-Unis, un président n’intervient jamais dans les problèmes de justice, tout comme en France, l’état ne paye jamais de rançon pour la libération d’otages. Ce sont donc les usagers de la banque qui paieront et, s'ils ne peuvent pas, les contribuables français, on a l'habitude...

Que reproche t-on à BNP Paribas ?

Comme c’est bizarre, les américains s’en prennent surtout aux banques européennes, après ING Bank, HSBC, Crédit Suisse, ABN Amro, Lloyds, Barclays et Royal Bank of Scotland, la justice américaine met en cause BNP Paribas mais si ces banques sont toutes étrangères, c’est un pur hasard. Les transactions en cause ont été faites à partir de Genève et ont concerné des ventes de matières premières pour l’essentiel ainsi que des pièces détachées, notamment de Peugeot Citroën en Iran. Il ne s’agit donc nullement de commerce illicite et les entreprises concernées avaient tout à fait le droit de commercer avec l’Iran, le Soudan et Cuba, puisqu’aucune n’est une entreprise américaine et l’embargo décidé par les Etats-Unis ne les concernait pas.

Si le dollar a été utilisé, c’est parce que c’est une monnaie de réserve internationale qui a été imposée par les accords de Bretton Woods. Si les Américains en veulent une autre, qu'ils le disent plus clairement, de toute façon certains pays comme la Russie et la Chine sont en train de s’en occuper (Voir : Il faut sauver le soldat Dollar !). La banque est accusée d’avoir violé les embargos américains sur l’Iran, Cuba et le Soudan, sur la période allant de 2002 à 2009, alors que tout a été fait depuis la Suisse. La justice américaine implique la banque car la compensation a été faite aux Etats-Unis du fait de l’utilisation du dollar pour les transactions. Bref du commerce franco-français en terre perse, avec des devises américaines, qui pourrait coûter cher à la banque. Outre le prix de l’amende, la banque risque une interdiction temporaire de travailler sur le sol américain.

La justice américaine s’appuient sur des principes d’extra territorialité qui n’ont pas lieu d’être. D’un point de vue international, ces transactions sont parfaitement légales. Le seul fait de passer par la chambre de compensations de New York fait s’appliquer le droit américain sur l’ensemble de la transaction, cela revient à dire que la grande majorité du commerce international qui s’exécute en dollars est aussi soumise au droit US. Ce n’est pas acceptable.

Les USA s'arrogent une compétence juridictionnelle extra-territoriale (tout comme en matière d'impôts), ce qui est unique dans le monde !

Une justice à la tête du client

Les banques américaines, suisses ou anglaises ont fait de la fraude fiscale (ce qui est beaucoup plus grave que la compensation de BNP-Paribas) mais ont été beaucoup moins pénalisées. Pour l’amende d’HSBC qui a été de 1 milliard de dollars contre 10 à la BNP Paribas, les Etats-Unis ont fait valoir qu’ils ne voulaient pas plomber l’économie anglaise. Le système judiciaire américain est rodé, on assigne, on négocie, l’accusé plaide coupable et accepte de ne pas faire appel. A la fin, la plainte est classée contre une belle rémunération. Un système de voyou !

Aux Etats-Unis, les procureurs sont souvent téléguidés par les lobby des banques US ou d’autres secteurs. C’est le moyen pour des multinationales comme GM, Ford, Microsoft, Google ou Boeing qui savent les utiliser pour affaiblir la concurrence. Les américains imposent leur monnaie au monde entier (le commerce des matières premières se fait obligatoirement en dollars) et interdisent aux européens d’utiliser l’euro. Et où trouver du dollar sinon aux Etats-Unis?

Barack Obama n’a rien fait contre les banques américaines responsables de la crise des subprimes en 2008. Il veut montrer à son opinion publique qu’il surveille les banques et qu’il les sanctionne.

L'amende serait en réalité de 16 milliards de dollars

On parlait de 10 milliards de dollars, mais depuis hier 5 juin, c’est la surenchère entre Paris et Washington. Avant son arrivée à Paris, Obama a opposé une fin de non recevoir à la demande de Hollande d’intervenir en faveur de la banque française en disant qu'il ne se mêlerait pas de ce dossier. Aujourd’hui, l’agence Reuters annonce que l’on ne parle plus de 10 milliards mais 16 milliards de dollars et Fabius vient d’intervenir au lendemain du diner entre Obama et Hollande en mettant en balance une levée de l’amende contre l’acceptation du traité transatlantique. On sait bien que Fabius Collabius est très favorable au traité, il ne trompe personne avec ses menaces de refus de signer le traité. Ne serait-ce pas un coup du gouvernement pour faire passer le traité transatlantique en douce auprès des français qui semblent de plus en plus opposés.

En Amérique, il est, parait-il, rarissime de voir le président intervenir dans une affaire judiciaire, pourtant les procureurs fédéraux sont tenus de suivre les directives de l'exécutif. Obama est de mauvaise fois, il ne se gêne pas quand il s’agit des intérêts américains (Quand Apple était en danger a cause des plaintes de Samsung, Obama était intervenu! ) et les petites sanctions appliquées aux banques américaines pour amuser le bon peuple. Et que dire de l'Iran-Gate quand le gouvernement US faisait livrer des armes à l'Iran via Israël en violant son propre embargo.

Faire croire qu’Obama ne se mêle pas des affaires économiques de son pays est faire preuve d'ignorance. Aux USA, le gouvernement est toujours là pour défendre les entreprises américaines, la CIA fait même de l'espionnage industriel.

Obama nous fait payer notre lenteur dans le traitement de l'accord de libre échange et la vente de nos bateaux Mistral !! Qui peut naïvement croire qu'il n'y a pas d'interventionnisme aux USA? Il faudrait être naïf !!!

Alors on attend la réaction de Culbuto 1er !

Hollande espérait redorer son blason lors du D Day, après deux déroutes électorales, un conseil européen ou il est passé pour le mauvais élève de l’Europe, un contrat de compétitivité en panne et un lancement à moitié raté de sa réforme territoriale. Tout devait aller comme sur des roulettes, il allait être le centre d’intérêt de la fête et ne voilà t-il pas que sous la pression, il se sent obligé de prendre le dossier BNP Paribas et d’affronter son maitre Obama, de peur d’ être taxé d’immobilisme.

Là, notre président a un vrai dossier à traiter. Sur que c’est plus facile d'envoyer nos militaires en Afrique, tout en leur coupant les crédits ou de faire sortir Sarko one pour l’inauguration de l’exposition Solidarnosc à Varsovie (Combien cela a t-il coûté ?). C’est beaucoup plus difficile de coincer Obama sur ce coup bas porté à la BNP Paribas. Nous attendons une riposte bien sentie de Culbuto. Pour l’instant on a eu droit qu’à Fabius qui s’est un peu agité, mais on sait bien que c’est pour se donner bonne figure et puis il est hors de question d’accepter une baisse de l’amende contre la signature du traité transatlantique.

Les européens sont plutôt muets, quand il s'agit de sanctionner un état membre on les entend, mais jamais pour soutenir les intérêts menacés de l'un d'eux. C’est toute l'Europe qui devrait s'indigner de l'importance de la sanction et pas seulement Fabius. Obama est incompréhensible, qu’il explique pourquoi cette forte amende au moment d'une détente avec l'Iran, de la préparation de l'accord commercial transatlantique...et surtout pourquoi avoir mis ce Souk en Ukraine...

Je propose qu’on leur fasse payer aux américains:

  • Le maquillage des comptes grecs par Goldman Sachs qui a coûté 200 milliards d'euros.
  • L'invasion injustifiée de l'Irak et ses centaines de milliers de morts.
  • La crise des subprimes née chez eux qui a jeté dans la misère des millions de personnes.
  • Bloquer le traité trans-atlantique, montrer que nous pouvons tenir tête à ces psychopathes.
  • Faire comme de Gaulle, sortir de l'OTAN.
  • Négocier des accords commerciaux en euros (hors dollars) et vous verrez l'attitude des cow-boys.

Il faut que Culbuto arrête de lécher les bottes d’Obama comme ses prédécesseurs l’ont fait avec les présidents américains les plus crapuleux (Nixon, Kennedy, Clinton, Bush, Obama et l'abruti marchand de cacahuètes Carter). L'embargo était une décision unilatérale, les banques européennes n'ont pas à s'y conformer. Ces gens se croient les maîtres du monde. Les américains ne comprennent que la force. C'est la politique du colt ! Il faut changer les hommes en place, tant à Paris qu’à Bruxelles, ce ne sont que des chiffes molles.

Alors, je vous souhaite une bonne commémoration du 6 juin 1944 qui signa le début de l'esclavage de l'Europe par nos « sauveurs », qui soit dit en passant, ne se pointèrent que lorsque les Soviétiques firent l'essentiel du travail. (Dis Culbuto pourquoi Philippe de Gaulle n’a pas été invité ainsi que les chefs d’état africains dont de nombreux soldats se sont battus pour la France)

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chris 08/06/2014 16:57

Mon dieu , quelle horreur !!!...et , pourtant , j' étais au courant de pas mal de ces magouilles ...mais imaginer qu' on en soit à un troc épouvantant entre l' amende à la BNP et la signature du TAFTA dépasse mon entendement !!!...pourtant ,hélas , avec un Fabius Detritus et une chiffe molle de Culbuto , on peut s' attendre à quoi ???
Les " sauveurs " du D - Day !!!...y a bien que les mamies à indéfrisables et les loques télévoyeuses qui peuvent encore croire à ça !!
Je reve d' un cataclysme tout à fait fortuit au dessus des US ...le big séisme de Californie pourrait se bouger un peu les fesses , quand meme ...

capitaine enzo 09/06/2014 02:20

Culbuto et Fabius nous ont fait leur cinéma avec le dossier BNP. Le lendemain du diner de cons dans un restaurant avec Barack Hussein, il veulent nous faire croire qu'ils vont mettre en balance l'amende avec le TAFTA. C'est du pipeau, tout le monde sait bien que ce n'est pas les 2 comiques franchouilles qui décident, ils doivent juste obéir aux financiers qui ont déjà décidé. Cette phrase de Fabius, c'est pour faire passer la pilule aux français. De toute façon, le prochain épisode c'est pour bientôt, c'est au tour de la Bundesbank d’être inquiétée comme la BNP par la justice américaine.
Amitiés

NOURATIN 08/06/2014 16:54

La raison du plus fort est toujours la meilleure, corollairement celle du plus faible est toujours la plus mauvaise. Et qui c'est y, le plus faible? Eh oui, Culbuto 1er! Alors évidemment, devant le grand Barack-Hussein, même si celui-ci n'est qu'un pantin à moitié désarticulé, il s'écrase comme un morpion. Il ne faudra pas compter sur la France pour négocier dur avec les Amerloques, je le crains.
Amitiés.

capitaine enzo 09/06/2014 02:17

J'ai été surpris aujourd'hui d'entendre sur TV5Monde Jacques Attali dire que les américains avaient des méthodes de gangsters, qu'ils avaient menti sur la Syrie, que l'Europe devrait se tourner vers la Russie. Culbuto ne va plus lui donner de boulot.
Mais Il se prend aussi pour Paco Rabanne quand il prédit qu'une possible 3ème guerre mondiale pouvait venir du conflit entre la Chine et le Japon et que les ricains viendraient au secours des japonais.
Amitiés