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Capitaine Enzo

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Monsanto s’occupe de tout.

13 Juillet 2014 , Rédigé par Capitaine Enzo Publié dans #Banksters

Monsanto s’occupe de tout.

Ce qui est étonnant quand on vient de France et qu’on arrive au Brésil dans l’état de Bahia où je vis, c’est la prolifération de la faune et des insectes, encore que beaucoup aient disparu à cause de la chasse faite notamment aux tatous et aux tamanoirs. On y voit tous les jours des espèces oubliées en Europe depuis des décennies comme des crapeaux, des multitudes d’oiseaux de toutes les couleurs et de toutes tailles ( chouettes, vautours, colibris, petits perroquets), et parfois des tatous, des chevreuils, des renards gris. Mais la grande différence avec la France c’est la multitude de papillons et d’insectes. Vous pouvez retrouver certains soirs votre terrasse tapissée de milliers de hannetons. Dans ma fazenda, nous avons hébergé pendant un an une belle chouette effraie toute blanche et près de la maison vit toujours depuis quelques années une famille de chouettes qui a squatté un ancien terrier de tatou. Il y a aussi quelques chauve-souris vampires dans les hangars qui sortent la nuit pour s’en prendre au bétail ou aux chevaux. Ici il n’est pas rare de rencontrer au hasard d’une promenade des serpents (j’ai croisé il y a quelques semaines un boa constrictor d’environ 4 mètres) mais surtout des centaines de cailles. Bref pour un pays pollué par les OGM (le Mato grosso et son soja OGM sont à 2000 kms de chez moi), comme nous expliquent les médias français, le Brésil est un peu comme dans les années 50/60 en France quand il y avait des hirondelles, des coquelicots, ... enfin toute cette faune et cette flore qui a disparu. Il y a la déforestation en Amazonie, mais la France était couverte en totalité de forêts au moyen-âge. Les français critiquent le laisser-aller des brésiliens en Amazonie sans savoir que sur une surface grande comme 10 fois la France, il n’y a qu’une seule voie de communication, le fleuve Amazone. La France fait-elle mieux en Guyane (sur une surface 65 fois plus petite que l’Amazonie) quand il s’agit de chasser les orpailleurs qui polluent au mercure. Non, la pollution est partout, y compris en France, et à commencer dans votre assiette. Les français pensent sauver la planète parce qu’ils ferment leur robinet, achètent des voitures vertes, mais en même temps ils emmènent leurs enfants au MacDo et achètent des plats surgelés à base de produits génétiquement modifiés parce qu’ils « n’ont pas le temps de cuisiner ». La firme Monsanto (qui veut dire mon saint) est prospère parce que les gens achètent ses produits.

En 2012, aux Etats-Unis, les ruches d’un célèbre naturaliste, Terrence Ingram qui travaillait sur le comportement des abeilles par rapport au Roundup (produit par Monsanto), ont été saisies par le ministère de l’agriculture de l’Illinois. Après plusieurs années de sélection génétique, il avait obtenu que 3 ruches et leurs reines résistent plus d’un an, malgré les épandages de RoundUp dans la zone ou les abeilles récoltent le pollen. Les inspecteurs ont débarqué à l’improviste , ont saisi les 3 ruches en question et ont tué les reines de deux autres ruches. La raison invoquée par les inspecteurs était qu’elles étaient infestées par la loque. Saisi, le tribunal a donné raison à Terrence Ingram, mais trop tard les ruches avaient, soit disant, été détruites.

Un scientifique qui génait Monsanto

Cette descente des inspecteurs du ministère de l’agriculture a sans doute été commanditée par Monsanto. En tout cas c’est ce que pense Terrence Ingram qui est persuadé que les 3 ruches n’ont pas été détruites, mais volées par l’administration pour le compte de la firme américaine Monsanto qui, depuis peu, s’intéresse aux abeilles. Terrence Ingram travaillait sur les effets de l’herbicide créé par Monsanto. « Il est certain que le RoundUp tue mes abeilles : en 1996, mes 250 ruches ont été exposées au RoundUp et toutes sont mortes. Depuis, chaque année, je rachète des essaims, chaque année le RoundUp est répandu, et chaque année ils meurent... » Après une sélection, il a réussi à développer des abeilles résistantes à l’herbicide. Comment Monsanto pourrait se désintéresser de cette expérience, alors que justement dans le même temps, cette société vient de racheter Beeologics dont l’activité est la préservation des abeilles. La firme américaine a même organisé un « sommet sur la santé des abeilles » à son siège de Chesterfield.

Monsanto veut contrôler le business des abeilles

Aux Etats-unis les apiculteurs s'inquiètent de la politique du géant des OGM qu'ils considèrent comme un des principaux responsables de la destruction des colonies d'abeilles. Après les semences, les pesticides, les engrais... voilà que Monsanto s’intéresse à la pollinisation , et plus précisément, aux abeilles. Monsanto s’intéresse à la mauvaise santé des abeilles, et explique vouloir les sauver à coup de recherche génétique. C'est peut-être pour cette raison que les 3 ruches de Terrence Ingram les intéressait. Ses recherches semblaient plus avancées que celle de sa filiale Beeologics. Beeologics espère commercialiser un produit qui rendrait les abeilles résistantes au varroa, l’un de leurs parasites les plus destructeurs et contre lequel les apiculteurs sont démunis. Ce marché des traitements pour abeilles est sans doute minuscule comparé à celui des semences ou des pesticides, mais cela permet au moins à Monsanto de s’acheter une image auprès du grand public. En effet, depuis la fin des années 1990 les essaims semblent victimes d’un mal mystérieux, 30 % des ruches meurent chaque année, sans explication apparente, alors que la mortalité normale est autour de 10 %.

Le « sommet sur la santé des abeilles » organisé à Chesterfield par Monsanto ressemblait à une belle opération d’enfumage et notamment pour faire oublier que les pesticides sont les principaux responsables de la disparition des abeilles. Monsanto tente de faire croire qu’ils ne présentent qu’un problème mineur et que c’est le varroa destructor, ce parasite des abeilles, qui serait la menace la plus sérieuse.

En réalité, les abeilles dérangent, car elles posent la question de la qualité de l’environnement. Elles sont des lanceurs d’alerte et ont été les premières touchées par les pesticides. »

L’importance des abeilles dans le monde

80% des plantes à fleurs sont pollinisées par des animaux et les abeilles sont considérées comme les meilleurs pollinisateurs. 30% de ce que nous mangeons est dans nos assiettes grâce aux abeilles. Sans elles, pas de confiture, ni de jus d'orange, ni de café. Certes la pollinisation se fait aussi avec le vent, mais sans les abeilles les rendements seraient moindres. Sur les contreforts de l'Himalaya, les abeilles sauvages qui pollinisaient les pommiers ont disparu, alors les Chinois sont obligés de le faire eux-mêmes avec un plumeau. Des essais ont été faits pour polliniser des amandiers avec les pales d'un hélicoptère, mais ça a été un échec. Voilà une idée que pourrait reprendre notre président Culbuto : lorsque qu’il pleut, nos politiques sont accompagnés de fonctionnaires porte-parapluie. Quand il ne pleut pas, en les équipant d'un plumeau... ils pourraient servir à polliniser la France. On pourrait même embaucher.

Une étude faites par la Commission Européenne sur 17 pays a montré que 84% des végétaux cultivés n'étaient plus pollinisés. Cette étude, qui a constaté des mortalités différentes selon les pays (33% pour la Belgique, 28,7% pour la Suède, 14% pour la France. En Grèce, en Italie, en Espagne, les pertes sont inférieures à 10%.) s'est penchée aussi sur les causes de la recrudescence du varroa, de la loque, etc..., mais ne s'est bizarrement pas intéressée à la présence de pesticides. Ils sont pourtant considérés comme responsables de l'affaiblissement des colonies et de nombreuses disparitions.

Le vrai danger, ce sont les néonicotinoides

Les apiculteurs ont remarqué que l’apparition de la mortalité importante des colonies d'abeilles coïncide étrangement avec la mise sur le marché d’une nouvelle classe de pesticides à partir des années 1990 : les néonicotinoides. Ils sont produits par Bayer ou Syngenta (par ailleurs producteurs, eux aussi, de semences transgéniques). La firme Monsanto n'en produit pas, mais elle en enrobe ses semences, notamment celles de maïs OGM.

Les néonicotinoides attaquent le système nerveux central des insectes. Chez les abeilles, une étude a ainsi montré, qu'elles sont désorientées et ne retrouvent plus la ruche.

Comment le maïs OGM tue les abeilles

Avant, il y avait les plantes alimentaires et les plantes qui repoussent les insectes (par exemple le Neem ou les soucis). On ne mangeait pas ces plantes insecticides, mais on les cultivait pour écarter les nuisibles.

Avec les OGM tout change : une toxine insecticide se reproduit dans l’aliment et agit de l’intérieur. La culture tue les insectes car la plante alimentaire est devenu insecticide. Reste à savoir si, à force d'en ingurgiter, notre corps peut y résister.

Le crime serait presque parfait. Les abeilles cherchent le pollen lourd et nourrissant des plantes mellifères et le mais OGM en produit en plus grande quantité. Seulement, voilà, on ne peut pas prouver que le maïs insecticide Mon 810 tue les abeilles, car à l'analyse du miel, il n'y a aucune différence par rapport à du pollen de mais organique.

Le miel est propre mais la preuve du crime, c’est le cadavre de l’abeille. Allez le découvrir dans un rayon de 10 km…

OGM ou mutant?

Trois laboratoires de biologie moléculaire, en Espagne, en Inde et en Italie, ont vérifié le génome du maïs Mon 810 de Monsanto et ils ont découvert que sa description ne correspondait plus au produit. L'ADN a bougé ! Ils ont trouvé notamment un gène plutôt ennuyeux, le NPTII, qui résiste à 2 antibiotiques (kanamycine et néomycine), et qui ne figurait pas dans la carte génétique soumise aux autorités. Comment est-il venu ? Mystère. Cela pose la question du transfert d’ADN, d‘espèce à espèce.

Un scientifique de l’université d'Iéna en Allemagne, en élevant des larves d’abeilles sur du pollen OGM aurait retrouvé le transgène (transféré de la plante) parmi les bactéries de leur tube digestif. Rencontrant un journaliste, celui-ci lui annonça que la publication de sa découverte serait refusée. Le journaliste tenait l'information de Monsanto qui l’avait su avant le chercheur !

Monsanto se met au bio

Le bio aiguise l'appétit de Monsanto et de ses amis. L'allemand Bayer vient d'acquérir l'américain AgraQuest, spécialiste des pesticides biologiques et BASF a acheté Becker Underwood, qui produit et vend des technologies de semences enrobées de micro-organismes. Le suisse Syngenta est présent depuis 25 ans sur ces produits avec Bioline. Quant à l'américain Monsanto, il vient de s'allier au danois Novozymes, numéro 1 mondial des enzymes alimentaires et industriels.

Les grands de l'agrochimie comme Monsanto s'intéressent de plus en plus aux solutions de lutte biologique sous le regard inquiet du ministre de l'Agriculture (Le foll) qui veut préserver le savoir-faire français dans ce domaine. En effet, les acteurs français du bio sont convoités par les grosses sociétés étrangères. On a vu Monsanto racheter des sociétés pour les couler, disent certains spécialistes. Le biocontrôle en France manque cruellement de moyen pour sortir des produits efficaces et homologués.

L'arrivée de ces géants inquiète Stéphane Le Foll. Et comme tout bon socialo, il croit au père noël : "Face aux géants de la chimie, il faut qu'on crée des géants du biocontrôle". Il n'a pas encore compris, comme son patron Culbuto, que la France est paralysée parce que les entreprises se heurtent à des forteresses administratives et fiscales.

Il n'a pas compris non plus que ce qui intéresse ces géants de l'agro-industrie, ce sont les brevets car la fabrication se fera ailleurs, là ou les salaires sont plus bas. Ou peut- être, ils veulent juste les brevets pour arrêter toute production bio et continuer à empoisonner les populations .

Non l'ambition, c'est tout le monde chez Macdo.

On retrouve toujours les mêmes

Avec Bill Gates et Rockefeller, les fabricants de biotechnologie (Monsanto, DuPont, Dow, Syngenta,...), financent un projet en Afrique pour diffuser leur OGM. De nombreuses semences OGM contiennent des composés hautement toxiques de glyphosate, qui, cela a été démontré, sont dangereux pour les humains et les animaux. Des tests ont montré que d'infimes quantités de ces composés produisent des anticorps contre les spermatozoïdes (Voir : ON EST BIEN DANS LA MEEEEEEEEEEEEEERDE ! ). De cette façon, ils ont produit en réalité un contraceptif caché. De là à appliquer cette technique à d’autres semences, riz, mil, sorgho, pomme de terre, etc... et le tour est joué. Et ce maïs modifié génétiquement est fourni aux populations affamées du Tiers Monde, grâce à la générosité des fondations Gates, Rockefeller et de l'AGRA de Kofi Annan. Voilà encore une idée de ces esprits détraqués par le fric...

Monsanto, les fondations Gates, Rockfeller et Syngenta ont construit une banque des semences, dans l’archipel norvégien de Svalbard dans l’océan arctique. Ils ont prévu d’y stocker jusqu’à trois millions de variétés de semences bio provenant du monde entier. A la première catastrophe climatique ou grosse pénurie, ils pourront les vendre très cher aux agriculteurs. Et puis, s’il y a pénurie, il sera facile de produire des semences transgéniques. Monopole, pouvoir, argent.

Faut-il interdire Monsanto ?

L’industrie agro-alimentaire vient de réaliser soudain que sans les abeilles qui pollinisent les fleurs, les plantes, OGM ou non auront un rendement faible. Du coup, Monsanto en profite pour essayer de se refaire une image "d'amis de la nature". Le site Internet de Beeologic (désormais filiale de Monsanto) ne parle pas du tout de l'usage des néonicotinoïdes pourtant le plus grand responsable de la surmortalité des abeilles.

Monsanto vend ses produits parce que les gens en consomment, leur but est juste de faire du fric. Les agriculteurs en achètent parce que les consommateurs achètent des fruits et légumes chimiques. Mais personne n'est prêt à ne plus acheter ces fruits.

Que faut-il faire ? interdire Monsanto en France et en Europe. Derrière Monsanto, il y a Rockfeller et nos politiques ne prendront pas le risque de désobéir.

Et pour mieux se faire accepter Monsanto (le loup) a décidé de se déguiser en agneau.

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On nous cache tout, on nous dit rien.

28 Juin 2014 , Rédigé par Capitaine Enzo Publié dans #Banksters

On nous cache tout, on nous dit rien.

En 1966 Jacques Dutronc chantait : « On nous cache tout, on nous dit rien ». On pourrait penser qu’aujourd’hui avec la facilité d’accès à l’information grâce à Internet, on est au courant de tout. Et bien non, Hollande réussit à enfumer les français et à cacher les informations primordiales pour notre avenir. Depuis 2012 qu’il est à l’Elysée, deux traités importants sont en discussion entre l’Union Européenne et les Etats-Unis, le TAFTA ou traité de commerce transatlantique et le TISA ou ACS concernant les services publics et privés. Or Hollande, depuis 2 ans et demi, n’en a jamais parlé, sauf une seule fois à Washington pour promettre à Obama son allégeance et la promesse de signer l’accord TAFTA rapidement. Un autre traité, dont personne ne parle, est aussi en discussion depuis 2012 et sur celui-ci, c’est le black-out total, on en connait quelques lignes, depuis peu, grâce à Wikileaks qui vient d’en dévoiler sur Internet un partie des discussions. Ce traité est important pour les américains qui entendent tout bonnement démanteler les services publics en Europe. Hollande fait un très mauvais calcul en gardant le silence, sa technique de l’enfumage à ses limites. Autre domaine qui touche moins les français, c’est l’Internet des savanes. Outernet arrive dès cet été et entend, à terme, tuer Internet grâce à la gratuité de l’information, oui... mais quelle information quand on sait qui est aux manettes de ce nouveau média : le chef d’orchestre s’appelle Georges Soros.

Outernet, la belle escroquerie

Comme ceux qui me lisent le savent, je vis au Brésil dans un coin reculé et je me connecte à Internet par le réseau des téléphones cellulaires (pas de vitesse, limitation à 5GBits par mois et quasiment impossible de charger la moindre vidéo). Quelle joie d'apprendre il y a quelques mois que Google, Facebook et d’autres avaient prévu de couvrir les zones du monde peu habitées par des relais Internet placés en orbite au moyen de satellites ou de ballons sondes. Cette semaine, je reçois un courriel m'annonçant que les essais d’Outernet débutent dès cet été accompagné d’informations sur son fonctionnement. Surprise, je découvre qu'Outernet n'a rien à voir avec Internet car le système ne permet pas de naviguer sur les sites de son choix car ceux-ci sont sélectionnés pour vous et d’autre part, impossible d'adresser des mails. En recherchant sur Google, on découvre que le propriétaire d’Outernet est une organisation américaine à but non lucratif « Media Development Investment Fund », qui a été financée en partie par Georges Soros (Voir: Il faut sauver le soldat Dollar !). Georges Soros est ce financier américain, ami de Rockfeller et Rothschild, qui a été le principal soutien des milices ukrainiennes qui ont renversées le gouvernement de Kiev en fin 2013.

Le crédo d’Outernet est : « le droit à la connaissance est un droit fondamental » et ses fondateurs espèrent donner accès à leur système à 40% de la population mondiale. Ils ont même le culot d’annoncer un projet révolutionnaire qui outrepassera la censure et parlent d’ accès universel à l'information. Ainsi, si l'on en croit leurs dires, les Nord-Coréens et les Chinois pourront se connecter à Outernet via n'importe quel smartphone ou ordinateur. En réalité, Outernet est un système de satellite TV, on changera de site Internet comme on passe d’une chaine à l’autre sur sa Télévision. On l’a bien compris, le but de Soros est de faire passer ses idées et ainsi éviter la censure des états. Avec la gratuité, il va attraper de nombreux gogos, ici au Brésil, beaucoup d’analphabètes ne mangent pas à leur faim, mais dépensent leur « Bolsa familiale » (équivalent du RSA) dans la Cachaça (alcool de canne) ou dans l’achat d’une télévision ou d’un smartphone.

Outernet devrait être entièrement opérationnel dès le mois de juin 2015. Comme le disait Jacques Attali, Internet est dangeureux car il permet un accès trop libre à l’information ; avec Soros et ses amis, nous aurons droit à quelque chose de parfaitement dirigé.

Entend-tu, petit somalien, tibetain opprimé, érythréen affamé, demain, tu continueras à avoir faim, à devoir faire des kms pour ramener 2 jerrycans d'eau croupie à la maison, mais pendant ce temps, tu pourras lire sur Wikipedia quel grand homme est ce philanthrope de Georges Soros, lire les infos sur les amours de Culbuto et voir les résultats des matches de foot sur Google News. C’est un peu le retour des radios grandes ondes des années 70.

Diffuser de l'information depuis l'extérieur d'un pays, ça existe depuis... La radio ! C'est sur qu'Internet fait peur à nos dirigeants, voire même à Soros. Big brother est de retour et en plus c’est gratuit !

Sinon, vous avez le droit de gober.

Qu’est-ce que TiSA ? Encore un traité négocié en catimini

Hollande ne sait plus quoi nous annoncer, la croissance de la France est en berne, l’inversion de la courbe du chômage est oubliée, ses visions sur le retournement de l’économie sont évanouies, même ses pactes (Simplification, compétitivité, Responsabilités) sont tous au point mort. Heureusement qu’il y a les problèmes à L’UMP, la Coupe du monde de foot et les vacances, de cette manière, les français vont peut- être oublier. Pourtant, il ne peut pas ne pas être au courant de ce complot tramé par les Etats-Unis sur les services publics et qu’il cache aux français depuis 2 ans et demi ! On vient d’en découvrir la partie financière grâce à WikiLeaks qui vient de publier le projet de texte secret pour le commerce des services (TISA).

Si les contenus des négociations du Traité transatlantique (TAFTA) (voir : Comment Obama va couillonner Hollande et l’Europe ) sont partiellement connus grâce à des fuites, on ne sait pratiquement rien de concret sur ce traité TiSA. Encore un accord traité EN SECRET dans votre dos. En février 2013, la Commission européenne demande au Conseil des États membres, de donner le feu vert aux discussions. Le 18 mars 2013, le Conseil de l’Union européenne, réuni en session « Agriculture et Pêche », donne mandat à la Commission pour négocier, au nom de l’UE, un accord plurilatéral sur le commerce des services avec les Etats-Unis et une vingtaine d’autres états. Ce mandat n’a jamais été publié !

Le parlement européen n’est saisi que 4 mois plus tard, soit en juillet 2013 et malgré les reproches fait au Conseil par les eurodéputés pour avoir accordé un mandat sans prendre en compte leur avis, les parlementaires l’ont validé par 526 voix pour et 111 contre avec pour la France, les voix du PS et de l’UMP. Les parlements nationaux et le public sont tenus dans l'ignorance la plus totale, seules les grandes entreprises et les organisations patronales, comme le Medef, sont étroitement associées aux négociations et accèdent aux informations. Le projet a été classé secret et pas seulement pendant les négociations, mais aussi pendant cinq ans après l'entrée en vigueur de la TISA. Un déni de démocratie !

Vous n’avez pas aimé le traité transatlantique, vous allez détester TISA !

Ce traité appelé TiSA, en anglais, (Trade in Services Agreement) ou en français (Accord sur le Commerce des Services) (ACS) vise une libéralisation totale du marché des services, qu’ils soient publics ou privés. Il a été lancé à l'initiative des Etats-Unis et de l’Australie en 2012 entre une cinquantaine de pays (dont l’Union Européenne). Il fait suite au blocage des négociations du cycle de Doha de l’OMC, et ces 50 pays, une fois l’accord conclu souhaitent l'imposer à la totalité des pays de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC),

Bien que rien ne soit officiel, voici ce qui pourrait nous tomber dessus:

  • Les États signataires du traité ne seraient plus autorisés à légiférer pour limiter les transactions financières internationales.
  • L’ouverture à la concurrence internationale de tous les services et renoncement des états à toute protection des fournisseurs de services locaux privés ou publics.
  • Si des services privés existent à côté de services publics (par exemple hôpitaux, écoles), les deux auront droit aux mêmes subventions.
  • Mise en concurrence des services publics, de l’eau, de l’éducation ou de la santé, la fin de la régulation des marchés financiers et de la protection des données des citoyens.
  • Empêcher toute intervention publique dans les domaines : éducation, transports, poste et télécommunications, services de comptabilité et d’audit, ingénierie et logistique, santé, assurance, nouvelles technologies et transferts de données, recherche, banque et services financiers... Objectif : ouvrir encore davantage les services à la concurrence internationale.
  • Interdire toute intervention des États dans certains domaines, comme la sécurité des travailleurs, l’environnement ou la protection des consommateurs,
  • Verrouiller les privatisations et obligations de neutralité économique pour les états. Tout soutien financier apporté aux services publics devrait être ouvert au secteur privé. Ainsi, une université américaine qui veut s’établir en France pourra demander un financement du même niveau qu’une université publique d’état, aux frais du contribuable.
  • Pourraient être concernés par la mise en concurrence avec le privé, les procédures d’autorisation et d’octroi de licences (permis de construire, de conduire,etc....), les services internationaux de transport maritime, les services de technologie de l’information et de la communication (y compris les transferts de données transfrontaliers), l’e-commerce, les services informatiques, les services postaux et de messagerie, les services financiers, le mouvement temporaire des personnes physiques, les marchés publics de services, (passeports, carte d’identité,etc....).
  • Au nom de la libre concurrence les monopoles comme les systèmes publics de Sécurité sociale, assurance chômage pourraient être démantelés ou mis en concurrence. Les cotisations publiques ne vont pas disparaitre pour autant car il faudra toujours prendre en charge les plus pauvres (CMU, RSA, etc...)
  • Un géant de la fourniture d’eau, du gaz ou du transport ferroviaire étranger, aurait ainsi le droit de s’installer en France. Il pourrait aussi exiger de bénéficier de subventions d’un montant égal à celles versées par l’État à ses concurrents.
  • Le retour à une nationalisation ou une municipalisation d’un service public privatisé serait strictement interdit. Ainsi, deviendrait-il impossible comme à Paris, une municipalisation de l’eau, après la gabegie et l’explosion des factures des particuliers provoquées par les requins de la Générale et de la Lyonnaise des eaux.

En clair, vos enfants pourraient étudier dans une école privée qui s’occuperait plus de vendre les marques de ses sponsors que de faire leur éducation.

Pourquoi devrait-on obéir aux américains ?

Les américains bavent d’impatience de voir les traités TAFTA et TISA signés par leurs partenaires européens. Il faut dire qu’avec des hommes en place, comme Junker et Hollande, deux bons toutous, prêts à tout ratifier ce que leur demande Obama, c’est presque dans la poche. Ainsi la chambre de commerce américaine évalue rien que le marché accessible des services à 1400 milliards de dollars !!! Les multinationales américaines n’attendent plus que le feu vert pour envahir l’Europe. Un accord tellement palpitant qu’il pourrait doubler les exportations de services des États-Unis, soit un gain de 3 millions d’emplois (Les Etats-Unis souhaitent abolir toute préférence nationale en matière d’emplois ).

Comment en est-on arrivé là ? La démocratie est morte, tout se fait dans le dos des peuples. Pour le TAFTA, on nous promet que l’accord devra être validé par les parlements européens et nationaux. Mais ce qui est inquiétant, rien de tout cela n ‘est prévu pour le TISA. Le document que Wikileaks a publié nous informe que cet accord doit rester secret pendant 5 ans après sa ratification. Comment le tribunal arbitral américain (le même que pour le TAFTA) va t-il pouvoir condamner un état ou un département ou une municipalité sur une infraction à un traité dont le contenu est inconnu. Il va falloir trouver des arguments juridiques vachement tordus. Le plus grave, c’est que ce traité TISA, bien que l’on ne sache rien d’officiel pourrait être mis en en application dès 2014, alors, c’est même peut-être déjà fait !

Cela s'appelle un complot. Si Hollande pense que les Français vont accepter sans broncher le démantèlement du service public, il fait un très mauvais calcul. La technique du fait accompli a ses limites, parce qu’il y a bien un moment où ça va finir par se voir.

C’est quoi cette démocratie ?

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